Un crédit d'impôt a été institué en faveur des PME qui engagent des dépenses pour la rénovation énergétique des bâtiments ou parties de bâtiments à usage tertiaire dont elles sont propriétaires ou locataires et qu'elles affectent à l'exercice de leur activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole. Les dépenses doivent avoir été engagées entre le 1er octobre 2020 et le 31 décembre 2021, ou entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2024.
Ce crédit d'impôt s'élève à 30 % du prix de revient HT des dépenses éligibles, déduction faite des aides publiques et des aides perçues au titre des certificats d'économie d'énergie. Le crédit d'impôt est plafonné à 25 000 €.
Sont visées :
L'Administration fiscale a précisé que le plafonnement du crédit d'impôt à 25 000 € par entreprise s'apprécie en faisant le cumul des crédits d'impôt obtenus sur les deux périodes d'application du dispositif (2020-2021 et 2023-2024).
Exemple : En 2020, un médecin réalise pour 40 000 € de travaux dans son cabinet et bénéficie à ce titre de 12 000 € de crédit d'impôt (40 000 x 30 %).
En 2023, il réalise 70 000 € de travaux supplémentaires. Le crédit d'impôt devrait être théoriquement de 21 000 € (70 000 x 30 %), mais il sera plafonné à la différence entre 25 000 € et le crédit d'impôt obtenu en 2020, soit 13 000 € (25 000 - 12 000).
Source : BOI-BIC-RICI-10-170, 8 fév. 2023 ; L. n° 2020-1721, 29 déc. 2020, art. 27 ; L. n° 2022-1726, 30 déc. 2022, art. 51
Le Ministre de l'économie salue les résultats exceptionnels en matière de contrôle et de lutte contre les fraudes fiscale, douanière et sociale en 2022.
Les montants mis en recouvrement après contrôle fiscal atteignent un niveau inédit avec un total de 14,6 Md€ (soit +8,2% et +1,2 Md€ de plus qu'en 2021). Ces résultats historiques s'expliquent notamment par le renforcement du ciblage national du contrôle fiscal par l'analyse de données (datamining).
L'accompagnement des contribuables de bonne foi dans le cadre de la relation de confiance a progressé :
La lutte intensive contre la fraude, qui représente 30 % des contrôles sur place contre 26 % en 2020, s'est poursuivie.
Après une année 2021 record, les résultats de la douane sont à nouveau historiques sur plusieurs segments de fraude comme les contrefaçons ou les trafics de tabacs.
TRACFIN a amélioré sa capacité à alimenter les services de lutte contre la fraude et joue un rôle d'alerte essentiel dans la détection des fraudes émergentes (TRACFIN est un service de renseignement placé sous l'autorité du Ministère de l'économie, qui concourt à la lutte contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme).
La priorité mise depuis 2017 dans la lutte contre la fraude sociale porte ses fruits avec des résultats en augmentation pour l'Assurance maladie et les prestations versées par les CAF.
Source : MINEFI, Communiqué de presse n° 636, 23 fév. 2023
Les propriétaires de locaux situés en Île-de-France à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement annexées à ces locaux doivent s'acquitter annuellement d'une taxe (CGI, art. 231 ter). Une taxe additionnelle est également due sur les surfaces de stationnement (CGI, art. 1599 quater C).
Le tarif de la taxe est revalorisé tous les ans en fonction de l'évolution de l'indice du coût de la construction. Les nouveaux tarifs pour 2023, en hausse de 4,3 %, viennent d'être publiés par l'Administration :
Catégorie de locaux |
Tarifs au mètre carré |
|||
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1re circonscription |
2e circonscription |
3e circonscription |
4e circonscription |
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Locaux à usage de bureaux |
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- tarif normal |
24,69 € |
20,79 € |
11,37 € |
5,49 € |
- tarif réduit |
12,27 € |
10,33 € |
6,84 € |
4,96 € |
Locaux commerciaux |
8,46 € |
8,46 € |
4,40 € |
2,24 € |
Locaux de stockage |
4,41 € |
4,41 € |
2,24 € |
1,15 € |
Surfaces de stationnement |
2,79 € |
2,79 € |
1,51 € |
0,79 € |
Taxe additionnelle sur les surfaces de stationnement |
4,77 € |
2,76 € |
1,40 € |
- |
Le ministère du Travail a publié les chiffres de l'apprentissage en 2022. 837 000 nouveaux contrats d'apprentissage ont été publiés au cours de l'année dans les secteurs public et privé.
Ces chiffres marquent une progression de 14 % par rapport à l'année 2021 et le nombre de nouveaux contrats dans le secteur privé a été multiplié par 2,8 entre 2017 et 2022. L'augmentation du nombre de contrats concerne tous les niveaux de diplôme. Le nombre de jeunes préparant un niveau baccalauréat en apprentissage a doublé depuis 2017.
Grâce à l'apprentissage, TPE, PME et grandes entreprises s'engagent toutes pour l'emploi et la formation des jeunes. Comme en 2021, la part des entreprises de moins de 50 salariés est prépondérante. Tous les secteurs économiques et tous les territoires en bénéficient.
L'apprentissage apparaît comme un tremplin efficace vers l'emploi. Deux jeunes sur trois sont en situation d'emploi mois après leur apprentissage. Plus de 10 000 apprentis sont en situation de handicap.
Source : Min. travail, Actualité 3 mars 2023
Les règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi ont été modifiées par le décret n° 2023-33 du 26 janvier 2023 qui a introduit une modulation de la durée d'indemnisation en fonction de la situation du marché du travail. Il ne change pas le montant de l'allocation d'assurance chômage, ni les conditions d'éligibilité à l'assurance-chômage.
Depuis le 1er février 2023, à l'ouverture du droit en Métropole, la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi est réduite de 25 % (coefficient 0,75) par rapport aux règles applicables antérieurement, tout en restant toujours supérieure à 6 mois. A l'expiration de son droit, le demandeur d'emploi pourra bénéficier d'un complément de fin de droit prolongeant sa durée d'indemnisation en cas de dégradation de l'état du marché du travail (c'est-à-dire lorsque le taux de chômage dépasse 9 % ou en cas de dégradation très rapide de la situation du marché du travail).
Ces nouvelles règles ne s'appliquent pas aux demandeurs d'emploi :
Source : D. n° 2023-33, 26 janv. 2023 : JO 27 janv. 2023
Le solde de la taxe d'apprentissage, qui était jusqu'à présent directement versé par les employeurs aux établissements et/ou formations habilités à le percevoir, doit désormais être déclaré et versé annuellement auprès de l'URSSAF, puis réparti via la nouvelle plateforme nationale SOLTéA.
La déclaration et le paiement du solde de la taxe d'apprentissage de l'année 2022 seront à réaliser pour chaque établissement sur la DSN d'avril 2023 (exigible le 5 ou 15 mai 2023) au titre de la masse salariale de l'année 2022.
Cette contribution annuelle versée par l'employeur à l'URSSAF sera ensuite reversée à la Caisse des dépôts qui crée un nouveau service en ligne : soltea.gouv.fr. Sur cette nouvelle plateforme, les employeurs pourront consulter la liste des établissements habilités et choisir ceux auxquels ils souhaitent attribuer leurs crédits. La caisse des dépôts versera les fonds aux établissements et/ou formations bénéficiaires en application des vœux exprimés par les employeurs.
Source : URSSAF, Actualité 13 fév. 2023
Pour l'ensemble des activités mécanique et carrosserie, l'année 2022 se termine avec une croissance de +2% par rapport à 2021, mais si l'on compare avec 2019, la variation est à la baisse de -0,9%. Ces évolutions doivent toutefois être relativisées, car elles interviennent dans un contexte de très forte inflation, particulièrement sur les pièces.
Pour consulter le rapport complet de Mobilians, cliquez ici.
Source : Mobilians, Communiqué de presse 24 janv. 2023
Pour répondre à l'enjeu de réduction et de valorisation des déchets plastiques, l'interprofession VALHOR et les fédérations professionnelles du végétal s'associent à A.D.I.VALOR et à Chambres d'agriculture France pour créer dès 2023 une filière nationale de collecte et de recyclage des pots horticoles professionnels usagés en polypropylène. Un objectif de près de 50 % de recyclage des pots plastiques est annoncé pour 2025.
Pour en savoir plus sur ce projet, cliquez ici.
Source : VALHOR, Actualité 1er fév. 2023
Selon un sondage réalisé en août 2022 auprès de 1 000 personnes âgées de plus de 18 ans, les artisans charcutiers-traiteurs proposent des produits de qualité pour 93 % des français. La qualité est d'ailleurs le premier motif d'achat, avant la confiance et le savoir-faire. 91 % des français achètent leurs produits chez l'artisan pour permettre de perpétuer les traditions culinaires françaises.
Plus de 3 français sur 4 estiment qu'acheter chez un charcutier-traiteur permet d'avoir une alimentation équilibrée.
Dans l'ordre, les français y achètent de la charcuterie (78 %), de la viande et de la volaille fraîche (62 %), de la rôtisserie (42 %), des plats cuisinés (40 %), du fromage (22 %), des produits d'épicerie fine (14 %) et des desserts (10 %).
Source : https://www.charcutiers-traiteurs.com
Sur un an, les prix à la consommation augmentent de +6,2 % en février 2023, après +6,0 % le mois précédent. Cette légère hausse de l'inflation serait due à l'accélération des prix de l'alimentation et des services. Les prix des produits manufacturés augmentent sur un an à un rythme proche du mois précédent et ceux de l'énergie ralentiraient.
Sur un an, l'indice des prix à la consommation harmonisé augmenterait de 7,2 %, après +7,0 % en janvier. Sur un mois, il croît de 1,0 %, après +0,4 % le mois précédent.
Source : INSEE, Inf. rap. 28 fév. 2023
Au 4e trimestre 2022, les prix des logements anciens en France (hors Mayotte) ralentissent nettement : ils augmentent de +0,2 % par rapport au 3e trimestre 2022, après +1,5 % et +1,4 % aux trimestres précédents.
Sur un an, les prix décélèrent aussi fortement au 4e trimestre 2022 : ils augmentent de +4,8 %, après +6,4 % au 3e trimestre et +6,8 % au 2e. La hausse reste plus marquée pour les maisons (+5,8 % sur un an au 4e trimestre 2022) que pour les appartements (+3,5 %), et ce depuis le 4e trimestre 2020.
Source : INSEE, Inf. rap. 23 fév. 2023
En janvier 2023, le nombre total de créations d'entreprises tous types d'entreprises confondus diminue de nouveau (‑5,1 % après -3,3 % en décembre 2022).
Cette baisse marquée est due au fort repli des créations d'entreprises classiques (-7,8 % après +0,5 %) et à une nouvelle diminution des immatriculations de micro-entrepreneurs (-3,3 % après -5,6 %).
Source : INSEE, Inf. rap. 22 fév. 2023
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